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Une nymphe mystérieuse |
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Cette dernière phase de la transformation du monarque est une
véritable métamorphose. La chrysalide devient
une nymphe pour donner naissance au papillon adulte. La nymphe reste dans la chrysalide entre 8 et 15
jours au moins. La chrysalide devient peu à peu transparente. Elle prend souvent une
teinte bleu opaque à cause des inclusions d'air dans la cuticule.
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Un surprenant tour de magie |
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Quand le papillon éclôt, il sort d'abord sa tête et ses pattes, puis ses ailes
molles et chiffonnées. Il met alors toute son énergie à se retourner et à se suspendre
à la cuticule de la chrysalide le temps que les ailes
sèchent et durcissent. Le Monarque prend alors son envol.
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Un grand voyageur |
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Largement répandu dans le monde, le Monarque est plus particulièrement fréquent en
Amérique du Nord où il effectue de grandes migrations. Durant juillet et août, il se
rencontre au nord des États-Unis et au Canada. Dans leurs lieux d'hivernage, on les
retrouve au Mexique, en Californie et en Floride
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Le roi des papillons |
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Il convient de nommer le Monarque le roi des papillons. Parcourant son royaume, on
retrouve le Monarque le long des routes, dans les prairies et les champs. Le Monarque a
besoin d'humidité et de chaleur pour vivre. Il s'installe près des points d'eau ou dans
des régions à forte rosée matinale. Il passe la nuit dans un arbre ou dans un buisson.
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Un vagabond heureux |
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Sauf pendant le temps de l'accouplement, chaque papillon vit solitaire. Il peut
parcourir plusieurs kilomètres par jour, voletant sans but au-dessus des champs et des
prairies en quête de sa nourriture. S'il trouve de l'asclépiade en fleurs, le Monarque
la préférera à toute autre fleur. On le voit souvent voleter avant l'orage. On dit
qu'il annonce le mauvais temps.
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La trompe à nectar |
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À la différence de sa chenille, l'adulte ne broie pas les feuilles; il ne fait
qu'aspirer avec sa trompe le nectar des fleurs et le suc des feuilles et des fruits. Au repos, elle est enroulée
sous la tête du papillon. Quand il veut s'en servir, il la déroule par un afflux d'hémolymphe qui accroît la pression sanguine dans cet
organe.
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L'alimentation |
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L'alimentation du monarque adulte est beaucoup plus diversifiée que celle de sa
chenille. Aspirant suc ou nectar avec sa trompe, il se nourrit lui aussi de laiteron vénéneux, mais apprécie les fleurs et les fruits de
diverses plantes non toxiques. Le nectar sucré, transformé en graisse, sert de réserve
de carburant pour la migration.
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Migration d'automne |
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Vers septembre, les monarques commencent à se regrouper et à voler en direction du
sud-ouest. Tout au long du chemin, ils butinent à droite et à gauche : c'est le vol
distrait. Se gavant de nectar, ils vont multiplier leur poids par six avant d'arriver sur
les lieux d'hivernage au Mexique, en Californie et en Floride.
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Sur la route migratoire |
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Cela ne les empêche pas de parcourir quelque 25 à 35 km par jour et de pouvoir faire
face à des vents contraires de 15 km/h. Le Monarque est capable de couvrir plus de 2 000
km à raison de 30 km/jour.
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L'hiver au sud |
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D'une année à l'autre, les nouvelles générations suivent toujours les mêmes voies,
se posent toujours la nuit sur les même arbres, se regroupant en agglomérats sur les mêmes eucalyptus ou les mêmes
pins où avaient séjourné leurs ancêtres. C'est la vie grégaire.
Les monarques restent ainsi groupés tout l'hiver, ne se livrant à d'autre activité
qu'au nourrissage.
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Vol direct pour le nord |
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Fin février, commence la migration printanière du Monarque vers le nord. Femelles et
mâles volent en groupes séparés, vite et haut, jour et nuit, sans se nourrir.
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