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(ASP) Le mystère des grandes migrations du monarque n'est toujours pas résolu. Ce grand papillon orange et noir, qu'on peut voir voler dans les champs dès le milieu de l'été, entreprend chaque année un voyage incroyable. Les centaines de millions de monarques des États-Unis et du Canada se dirigent au début de l'automne vers le Mexique. Leur destination: une région de 80 km de rayon située à 150 km de Mexico, dans les montagnes. Là, ils se rassemblent en immenses colonies, recouvrant littéralement les arbres de leurs ailes. Au printemps, les monarques repartent vers le nord. Mais il leur faut plusieurs générations pour atteindre leur destination finale. Comment font-ils pour retrouver infailliblement leur chemin et leurs lieux d'hibernation? Utilisent-ils le soleil? Le champ magnétique terrestre?Hebdo-Science, no. 492, 19 avril 1988
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(ASP) Le monarque est un papillon certes très beau, mais il n'est pas très appétissant... Des biologistes qui ont goûté à ce papillon l'ont trouvé très amer, et ont conclu que ce goût constituait une protection efficace contre les oiseaux. Comment ce papillon acquiert-il ce goût amer ? Il le prend d'une substance chimique produite par une plante, l'asclépiade, dont il se nourrit durant l'été. Cette plante est cependant plus rare dans le sud, où les monarques migrent tous les automnes. Pourtant, les monarques n'y sont pas sans défense. Le toxicologue environnemental James Seiber vient de découvrir que dans le sud, les monarques ont toujours mauvais goût, mais cette fois-ci c'est plutôt à cause d'un produit très différent qui vient d'une autre plante. Le scientifique précise qu'on connaît très peu d'insectes qui utilisent ainsi deux produits différents pour avoir mauvais goût. James Seiber se demande si ce phénomène n'est pas beaucoup plus courant qu'on ne le croit généralement.Hebdo-Science, no. 653, 21 mai 1991
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(SHS) Le «petit cochon» pourrait relancer l'industrie textile et agricole canadienne, d'après l'agronome Michel Sénécal. Le petit cochon dont on parle est le nom populaire de l'asclépiade, une mauvaise herbe que l'on retrouve en abondance au Canada. Avec la technologie actuelle, il est possible de fabriquer des vêtements et des tissus d'ameublement qui contiennent 40 p. cent de fibres d'asclépiade. Or la seule utilisation connue de l'asclépiade date de la Seconde Guerre mondiale. Elle servait alors de matériel de remplissage pour les ceintures de sauvetage. Les fibres d'asclépiade pourraient occuper le marché du duvet à un coût semblable tout en offrant une meilleure qualité de matériel. Des études doivent cependant être encore effectuées pour améliorer les méthodes de production de cette mauvaise herbe.Hebdo-Science, no. 453, 21 juillet 1987
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Famille : asclépiadacées
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La fibre d'asclépiade est prometteusePar Stéphane GagnéNos manteaux de sport et de plein air pourraient bien contenir, dans quelques années, une fibre de remplissage produite au Québec. Les aigrettes de l'asclépiade, ou herbe à ouate, produisent en effet une fibre aux qualités comparables au coton et même supérieures au duvet.Depuis 1986, les chercheurs Diane Benoit et Michel Sénécal, de la station d'Agriculture Canada à Saint-Jean, effectuent des essais sur les multiples possibilités de cette fibre. Facile à cultiver, l'asclépiade possède une fibre légère et hydrofuge. Considérée comme une mauvaise herbe, elle pousse sur une grande variété de sols bien drainés. Les qualités textiles de l'asclépiade sont connus depuis les années 1940, mais à cette époque, des problèmes de récolte et de tissage ont empêché sa commercialisation. Aujourd'hui, la technologie permet d'adapter la machinerie, et le tissage est rendu possible grâce au mélange avec des fibres synthétiques (rayonne ou polyester, par exemple). Dans un premier temps, les chercheurs ont évalué les performances de la plante lorsque cultivée à grande échelle. Les tests ont été concluants: les rendements obtenus sont comparables à ceux du coton. L'asclépiade s'est également montrée résistante aux insectes ainsi qu'aux maladies. Dans un deuxième temps, le potentiel commercial de la fibre a été évalué par des chercheurs du Centre de technologie textile. Selon Diane Benoit, la fibre d'asclépiade possède des qualités exceptionnelles comme matériel de rembourrage, car elle résiste mieux à l'humidité que le duvet et les fibres synthétiques. De plus, elle s'avère beaucoup moins dispendieuse et plus facile à récolter que le duvet, qui doit être prélevé sur le dos d'oiseaux domestiques ou sauvages (comme l'eider à duvet). Elle pourrait donc être un excellent substitut au duvet et servir également à la fabrication de produits de papier absorbant. Malgré les multiples atouts de l'asclépiade, il est nécessaire d'améliorer encore la fibre en la rendant plus longue. Les prochaines étapes de la recherche consisteront donc à faire pousser des graines d'asclépiade provenant d'un peu partout en Amérique du Nord et de retenir les plantes aux plus longues fibres. La sélection génétique permettra de reproduire des plantes répondant mieux aux exigences de l'industrie. Parmi les autres tâches à accomplir, on devra mécaniser les opérations de récolte de la plante, d'égrenage et de nettoyage de la fibre. Les scientifiques cherchent aussi des partenaires de l'industrie désireux d'investir dans l'élaboration de nouveaux produits textiles issus du mélange de l'asclépiade au coton ou à des fibres synthétiques. Hebdo-Science, no. 695, 10 mars 1992
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(ASP) Des tissus fabriqués avec les fibres de certaines plantes, comme le coton et l'asclépiade, seraient beaucoup plus efficaces que ceux qu'on utilise actuellement pour récupérer le pétrole accidentellement déversé en mer. Deux chercheurs américains ont comparé les performances de différents matériaux en les plongeant dans de l'eau de mer contenant différents types de pétrole. Ils ont alors constaté que la fibre d'asclépiade absorbe quatre fois plus de pétrole que la fibre de polypropylène, le matériau synthétique utilisé en cas de déversement de pétrole. Les chercheurs ont également établi qu'il suffisait de presser la fibre pour la vider du pétrole récupéré. On pourrait ainsi réutiliser plusieurs fois les tissus fabriqués avec l'asclépiade.Hebdo-Science, no. 713, 14 juillet 1992
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Conception : Paul de la Chevrotière |