GUIDE D'ACCOMPAGNEMENT
POUR LA CONSTRUCTION DE LA FICHE D'OBSERVATION

Introduction Identification Niche écologique
Présentation Cycle biologique Activités scientifiques
INTRODUCTION

La fiche d'observation qui concrétise le processus d'adoption est composée de cinq sections, comprenant chacune de quatre à cinq rubriques. Ces grandes sections sont: la Présentation, l'Identification, le Cycle biologique, la Niche écologique et les Activités scientifiques.

Chaque rubrique d'une section couvre un aspect de l'identité ou de l'écologie d'une espèce, et peut comprendre trois types de contenus : des textes, des tableaux synthétiques et des éléments multimédias.

Les tableaux sont utilisés pour assurer l'uniformité, notamment lorsque le contenu à remplir est suffisamment précis, comme la taille ou le poids moyen d'un animal, ou sa durée normale de gestation. Comme la structure de la fiche a été conçue de façon à pouvoir couvrir toutes les espèces de vertébrés, seuls certains items seront pertinents pour une espèce particulière, et n'apparaîtront dans la fiche finale que s'ils ont été cochés.

Les textes permettent plus de souplesse dans la présentation d'informations, et leur contenu est principalement déterminé par leur position à une rubrique donnée dans la structure de la fiche.

Quant aux éléments multimédias, ils sont de deux types, et consistent soit en fichiers, soit en hyperliens. Les fichiers peuvent contenir des images (dessins, graphiques ou photographies), des sons ou des animations. Les hyperliens permettent d'accéder à d'autres documents hypermédias disponibles sur le Web, et notamment à d'autres fiches déjà réalisées dans «Le monde de Darwin».

Avant de commencer à remplir le formulaire, il est important que le groupe d’adoption prenne d’abord le temps d’examiner attentivement la structure de la fiche, et de consulter quelques exemples, surtout d’animaux de la même classe taxonomique que l’espèce qui a été retenue. Il est également utile que les élèves se familiarisent avec le fonctionnement du formulaire, en s’y essayant à éditer des textes, compléter des tableaux et insérer des éléments multimédias. La «Fiche d'expérimentation» a été prévue à cet effet, avec le code d'entrée: «136-essai». Elle reste utilisable par tout le monde, comme formulaire de brouillon, et il ne faudra donc pas se surprendre de la voir fréquemment modifiée.

Il est par ailleurs efficace de rassembler dans un même dossier tous les éléments, textes ou fichiers graphiques, qui concernent une même rubrique. Finalement, il est généralement plus pratique de travailler d’abord ses textes avec un logiciel de traitement de texte, puis de copier et coller la version définitive aux endroits appropriés. Il est possible d’alterner du mode formulaire au mode affichage, en cliquant simplement sur l’onglet (gris ou beige, selon le cas) de l’index situé à gauche de la fiche.

menu


PRÉSENTATION

Cette section sert de fenêtre pour présenter sommairement l'espèce adoptée, ainsi que le groupe responsable de la construction et de la mise à jour de la fiche. La présentation de l'animal inclut ses noms français et anglais, sa classification taxonomique, une photo de l'espèce, ainsi qu'un court texte de présentation. La présentation du groupe identifie celui-ci avec ses coordonnées et son institution d'appartenance, énumère l'ensemble des participants accompagné d'une photo, et spécifie le nom du répondant, qui correspondra le plus souvent à la personne titulaire de la classe concernée.

  • Classification. La classification taxonomique doit spécifier le Genre et l'Espèce de l'animal (ex. Homo sapiens), sa Famille (ex. Hominidés), son Ordre (ex. Primates), sa Classe biologique (ex. Mammifères) et son Phylum (ex. Vertébrés). Dans certains cas, il peut être pertinent de spécifier une Sous-famille ou un Sous-ordre, comme pour les Squamates, qui combinent les sous-ordres des Lézards et des Serpents. Il est alors suggéré de les rajouter entre parenthèses immédiatement à la droite de la Famille ou de l’Ordre. Tous ces noms doivent apparaître en français, sauf le genre et l'espèce qui doivent être donnés en latin, et constituent le nom scientifique de cet animal.
  • Photographie. Le groupe d'adoption doit trouver une photo libre de droits de l'espèce adoptée. Celle-ci pourrait être prise par l'un ou l'autre membre du groupe, si les conditions le permettent, ou encore elle pourrait venir en commandite d'un organisme donné, comme un Zoo ou une association de protection de la nature. Certains sites Web autorisent parfois la reproduction de leurs photos, mais il faut alors s'assurer de respecter ls conditions précises de cette utilisation. Par ailleurs, «Le monde de Darwin» accumule progressivement de son côté une vaste banque de photos, provenant en majeure partie de ses partenaires, et pouvant être mise à la disposition des groupes d'adoption.

    Lorsqu’on a le choix, il serait souhaitable que la photo retenue présente l’animal sous le meilleur angle possible permettant d’assurer son identification. En outre, pour des raisons à la fois d’uniformité, d’affichage et d’espace mémoire, il est suggéré d’ajuster la taille de la photo de sorte que la plus grande des deux dimensions (largeur ou hauteur) soit aussi près que possible de 425 pixels.

    Le formulaire utilisé pour la construction de la fiche inclut une procédure explicite et facile d'usage, permettant de déposer sur le serveur du projet les fichiers multimédias requis (photos, sons, animations, hyperliens). Il ne faut jamais oublier de spécifier dans ce formulaire le format du fichier (GIF, JPEG, WAV, AVI...), ainsi que la rubrique où il doit être inséré.
  • Texte de présentation. Celui-ci devrait idéalement contenir trois ou quatre phrases décrivant l'espèce choisie et stimulant l'intérêt et la curiosité des visiteurs à faire plus ample connaissance avec cet animal. Les premières phrases du texte devraient donc permettre de se faire une idée précise de l’apparence de l’animal, et les dernières phrases devraient piquer la curiosité en spécifiant une caractéristique exceptionnelle associée à cette espèce. Une façon dynamique d'y arriver est de demander aux élèves de rédiger chacun un court texte à cet effet. Une mise en commun permet ensuite de choisir les formulations les plus expressives et les plus attrayantes.
  • Groupe de recherche. Le groupe doit ensuite s'identifier et fournir ses coordonnées. Il s'agira le plus souvent d'une classe, mais l'adoption pourrait aussi relever d'un groupe de naturalistes, d'un consultant en sciences naturelles, ou de l'un des partenaires biologistes du projet. Une photographie du groupe, accompagnée d'une liste des participants, rendra plus vivante l'interaction d'usagers externes avec les responsables de l'adoption de l'espèce.

La section se termine en spécifiant les noms du conseiller scientifique et du réviseur linguistique qui auront été choisis au moment de la demande d'adoption pour assurer la validation de la fiche avant son affichage définitif sur le Web.

menu


IDENTIFICATION

Cette section rassemble les rubriques destinées à brosser une description précise de l'espèce et à spécifier ses caractères distinctifs, en les contrastant notamment avec ceux d'espèces semblables ou voisines. Toutes les rubriques acceptent des éléments multimédias permettant de rendre plus concrète telle ou telle caractéristique, et de faciliter ainsi l'identification.

  • Description. Un court texte permet d'abord de résumer les caractéristiques les plus apparentes. Un tableau rassemble ensuite les mensurations les plus courantes, qui se retrouvent de façon standard dans la majorité des guides d'identification. La rigueur commande cependant que les élèves confrontent plus d'une source avant de retenir une valeur particulière. La plupart des données numériques peuvent se présentent sous forme d'intervalle, permettant de spécifier l'écart qui existe entre les valeurs minimales et maximales. Lorsqu’il n’y a qu’une seule valeur, il faut quand même la répéter, de sorte que le logiciel puisse reconnaître la situation et ajuster l’affichage en conséquence. L'une ou l'autre de ces mesures ne s'appliquent cependant qu'à certaines classes d'animaux, telles la hauteur du garrot ou l'envergure du panache qui n'ont évidemment de sens que pour les mammifères. Rappelons seulement ici que les items non cochés n'apparaîtront pas dans l'affichage final.
  • Caractères distinctifs. Cette rubrique permet d'expliciter, sous forme de texte, les caractères distinctifs de l'espèce. Un court tableau permet de compléter en spécifiant notamment le mode privilégié de locomotion de l'animal. Il ne faut pas oublier toutefois que certaines espèces peuvent utiliser plus d'un mode, telle la Loutre de rivière qui marche et nage, ou mieux encore, certains canards plongeurs qui nagent, aussi bien sur l'eau qu'en dessous, en plus de voler et de marcher! Les éléments multimédias sont particulièrement bienvenus ici, tant pour les images et les sons que pour les animations.
  • Espèces semblables. Une façon importante d'assurer l'identification d'une espèce donnée, reposera souvent sur la comparaison ou sur la distinction d'avec des espèces semblables. Il peut s'agir d'espèces apparentées, mais parfois aussi d'espèces provenant de familles éloignées, aussi bien au plan taxonomique que géographique, mais dont la ressemblance peut susciter de la confusion lors de l'identification. C'est par exemple le cas entre la Salamandre maculée, une espèce nord-américaine, et la Salamandre tachetée, une espèce européennne. Il peut même s'avérer intéressant de souligner des ressemblances de comportements avec des espèces d'apparences par ailleurs fort différentes. Ici encore, texte et multimédias constituent les meilleurs moyens d'illustrer les rapprochements ou les contrastes les plus éloquents.
  • Indices de présence. L'identification d'une espèce et son existence dans un habitat donné peuvent parfois être établies avant même que l'espèce n'ait été aperçue concrètement. Certains signes dans l'environnement apparaissent comme autant d'indices de présence de l'espèce recherchée, souvent tout aussi fiables que la perception directe de l'animal, et savoir les interpréter adéquatement constitue certes l'un des indicateurs de l'expertise. Les éléments multimédias sont particulièrement évocateurs ici, que ce soit pour faire entendre un cri, illustrer les traces de pas, décrire un nid ou la structure d'une tanière....
  • Curiosités. Finalement, bien connaître une espèce, c'est aussi savoir apprécier ses curiosités particulières, les surprises qu'elle peut receler pour l'observateur attentif, et les mystères qu'elle peut offrir en défi à la recherche scientifique. Le pédagogue averti sait reconnaître le potentiel motivationnel de ces particularités exclusives, et n'hésite à rechercher dans chaque nouvelle espèce les originalités et les bizarreries qui constituent en quelque sorte son «image de marque».

menu


CYCLE BIOLOGIQUE

La présente section permet de spécifier, à travers quatre rubriques, le cycle complet de reproduction de l'espèce adoptée. Chacune des rubriques peut être assortie d'éléments multimédias.

  • Reproduction. La première rubrique enregistre, d'abord sous forme de tableau, les différentes données physiologiques pertinentes en ce qui concerne le mode de reproduction, certaines mœurs nuptiales, le type d'activités sexuelles, le mode d'embryogenèse, la durée de la gestation ou de l'incubation, le mode de naissance (éclosion ou parturition), le nombre de pontes ou de portées par année, le volume de la progéniture, les étapes de croissance après la naissance, et la longévité de l'espèce. Ici encore, la plupart des données numériques se présentent sous forme d'intervalle, mais lorsqu’il n’y a qu’une seule valeur, il faut quand même la répéter, afin qu’il en soit tenu compte dans l’affichage. Un court texte permet d'expliciter, de nuancer, d'illustrer ou de préciser certains des éléments ainsi rassemblés.
  • Naissance. Cette rubrique permet de détailler sous forme de texte et d'illustrer par des éléments multimédias les événements caractéristiques qui entourent l'arrivée des petits. Dans le cas des Oiseaux par exemple, ce serait le lieu tout indiqué pour parler du rythme de ponte, de celui de l'éclosion, des comportements respectifs des parents pendant la couvaison, de la percée de l'œuf au moment de l'éclosion…
  • Développement. Cette rubrique est l'occasion d'expliciter divers phénomènes et comportements observables après la naissance ou l'éclosion des œufs, comme le développement larvaire, les phénomènes de métamorphose, les comportements d'allaitement ou de becquée, le sevrage, la protection des petits… Il est à remarquer que pour certaines classes d'animaux, comme par exemple les Poissons, cette rubrique pourrait rester fort maigre, sinon carrément vide.
  • Famille. Finalement, cette rubrique permet de parler de la vie de famille, par exemple de la spécialisation ou du partage des tâches parentales, des phénomènes d'imitation et d'apprentissage, des jeux entre petits fréquemment observés chez les mammifères… Dans le cas de cette rubrique également, il y aurait peu à dire à propos d'espèces qui, comme chez les Poissons ou les Tortues, n'incubent pas leur couvée et ne s'occupent pas des petits. Par contre, pour les espèces où ces comportements existent, il y a parfois d'extraordinaires éléments multimédias à rassembler.

menu


NICHE ÉCOLOGIQUE

Cette section permet de prendre connaissance de la distribution géographique de l'espèce, de son habitat, de sa densité et de sa répartition dans celui-ci, ainsi que des comportements d'adaptation qu'elle entretient avec son écosystème (alimentation, prédation, relations entre individus ou espèces...). Chaque rubrique accepte ici également l'enrichissement de documents multimédias de divers types.

  • Distribution géographique. Cette rubrique permet de localiser visuellement la distribution de l'espèce dans la région où habite le groupe d’adoption, ainsi que dans le monde. Pour les classes du Québec, la région correspond à l’Est de l’Amérique du Nord, mais pour d’autres groupes, il pourrait s’agir, selon les pays, d’une province, d’un état, d’un département, etc. Deux fichiers graphiques peuvent être téléchargés automatiquement d'un simple clic de l'usager: une carte de l'Est de l'Amérique du Nord et une autre du monde. Elles permettent de repérer de façon uniforme et comparable pour toutes les espèces leur distribution à travers le monde.

    Dans le cas de classes ou de groupes habitant ailleurs qu’au Québec, on demande aux répondants locaux de s’entendre pour trouver ou adapter une carte régionale qui soit approximativement dans les mêmes tons de couleur. En outre, pour des raisons d’affichage, il est important que cette carte additionnelle ait exactement 406 pixels de largeur (la hauteur importe peu).

    Cette activité requiert évidemment l'utilisation d'un logiciel de traitement graphique, permettant la sauvegarde en format GIF ou JPG. La plupart des logiciels courants devraient faire l'affaire. On demande à chaque groupe d'utiliser la même couleur rouge pur (100 % - désignée du code R-255, G-0, B-0 dans les logiciels qui privilégient le code RGB). Il est avantageux pour cette opération de savoir utiliser l'outil de la «pipette», qui permet de faire des retouches et de remettre les couleurs originales lorsque l'on a fait un «dégât». De toutes façons, les fichiers originaux peuvent être récupérés à partir du formulaire aussi souvent que requis.

    En utilisant l'information trouvée dans différents guides, il s'agit donc pour les élèves de colorier l'aire de distribution sur les deux cartes, puis d'utiliser le formulaire de la rubrique «Multimédias» afin de les réintégrer à la fiche. Il est recommandé d'ajouter également, dans le champ de texte alloué, une description écrite de cette distribution, qui joue alors le rôle d'un commentaire à l'image. Il est suggéré que la classe ou le groupe situe approximativement son lieu de résidence sur la carte régionale par un petit «X» en noir (environ 4 x 4 pixels), et spécifie clairement ce lieu dans le texte. La rubrique se poursuit par un tableau permettant de cocher chacun des continents et des océans où l'espèce peut être rencontrée.
  • Habitat. Cette rubrique vise à fournir une description détaillée de l'habitat de l'espèce, suivie d’un tableau permettant de cocher, parmi une diversité de milieux, les plus favorables où puisse se trouver cet habitat. Il est toujours intéressant de pouvoir illustrer cette description textuelle par un dessin ou une photo. Comme l’espèce adoptée doit nécessairement habiter la région, il est recommandé que l’activité donne lieu à quelques sorties sur le terrain, permettant aux élèves d’appréhender concrètement les caractéristiques de l’habitat, et d’en recueillir éventuellement par eux-mêmes des photos inédites, ou d’en produire des dessins évocateurs, qui pourraient par la suite être numérisés et insérés dans la rubrique.
  • Répartition. Cette courte rubrique vise à fournir des indications sur la densité de l’espèce sur son territoire, sur la façon dont elle occupe son habitat et s’y répartit. Si des membres du groupe ont pu observer eux-mêmes l’espèce, ou avoir accès, par le biais de partenaires scientifiques, à des données d’Atlas, il peut être intéressant de fournir une carte locale faisant état des endroits où l’espèce a déjà été aperçue. Cependant, dans le cas d’espèces à statut précaire (i.e. vulnérables, menacées ou en danger), le groupe d’adoption doit absolument éviter d’afficher publiquement des indices de localisations qui pourraient mettre encore plus en péril l’espèce dont il assume la responsabilité!
  • Alimentation. Cette rubrique s'amorce par un tableau permettant de spécifier en quoi consiste l'alimentation privilégiée par l'espèce. Il est important de garder à l'esprit qu'une même espèce peut adopter plus d'un régime alimentaire, et de compléter les items cochés par un bref commentaire explicatif. Le texte prévu à cette rubrique permet de nuancer ou caractériser certaines combinaisons complexes à cet égard. Certaines espèces vont par exemple changer leur régime alimentaire selon les saisons, tels les Geais bleus qui sont surtout insectivores et carnivores en été, mais plutôt granivores en hiver.

    La rubrique se termine par un tableau permettant d'énumérer les proies qui peuvent composer le menu de l'espèce adoptée, mais aussi les prédateurs au menu desquels elle peut figurer à son tour. Rappelons que cette prédation ne s’exerce pas seulement sur les individus adultes, mais souvent aussi sur les larves et les oeufs. Finalement, il ne faut jamais oublier que l’espèce humaine constitue elle-même pour plusieurs autres espèces l’un des prédateurs les plus menaçants!
  • Comportement. La dernière rubrique de la section permet de spécifier certains comportements typiques de l'espèce retenue, d'abord plus généralement, sous forme de texte, puis plus spécifiquement, à travers deux tableaux. Le premier qualifie globalement le mode de vie de l'espèce (solitaire ou grégaire, social ou asocial...), alors que le second permet d'identifier certaines relations particulières de dépendance entre deux espèces (parasitisme, commensalisme…). Des photographies ou des animations pourraient s’avérer ici des éléments précieux pour illustrer plus concrètement certains comportements curieux et inusités.

menu


ACTIVITÉS SCIENTIFIQUES

Cette section présente diverses considérations ou préoccupations d’ordre scientifique suscitées par l’étude et l’observation de l’espèce adoptée. On y trouve des rubriques permettant d’estimer le statut de l’espèce au plan de sa préservation et de sa vulnérabilité, d’identifier les contributions économiques ou scientifiques qui en résultent, de faire état des recherches en cours ou des questions suscitées par l’espèce, de suggérer de nouvelles explorations en formulant des interrogations restées sans réponses et des hypothèses de recherche permettant de les aborder. La section se termine par l’énumération de références de toutes sortes destinées à approfondir la connaissance de l’espèce, et d’une section «fourre-tout» pour rajouter toute information pertinente qui n’aurait pas encore trouvé sa place ailleurs dans le contenu de la fiche.

  • Statut de l’espèce. Cette rubrique s’ouvre par un tableau permettant de spécifier le statut de l’espèce, à la fois dans la région où habite le groupe, ainsi que dans son pays et ailleurs dans le monde (pour les classes du Québec, la région et le pays correspondent évidemment au Québec et au Canada). Cette distinction est importante, puisque par exemple certaines espèces faisant partie du patrimoine local peuvent être en péril dans une région, mais présenter un statut stable dans d’autres régions ou pays du monde. C’est le cas du Petit Blongios, considéré vulnérable au Québec et au Canada, alors qu’il n’est généralement pas considéré comme tel dans le Sud des États-Unis, où il est rencontré plus fréquemment. Il est donc important de spécifier à chaque niveau si l’espèce est stationnaire, en croissance ou en déclin, et dans ce cas, de préciser si elle est vulnérable, menacée ou en voie de disparition. Il arrive évidemment que certaines espèces ne se retrouvent que sur un seul continent, ou même soient confinées dans une région particulièrement restreinte, comme c’est le cas pour le Suceur cuivré, dont l’existence n’est attestée nulle part ailleurs au monde que dans la rivière Richelieu, au Québec, entre la ville de Chambly et le fleuve St-Laurent. La détermination du statut ne s’applique évidemment pas dans de tels cas pour le pays ou le reste du monde.

    Cette classification est primordiale au plan scientifique, puisqu’elle fait appel à une foule de facteurs concernant la biologie de l’animal, ses conditions d’alimentation et de reproduction, les conditions physico-chimiques de son habitat, le degré de pollution qui y prévaut... Elle détermine également les chances d’assurer la protection et la préservation de l’espèce, et conséquemment les stratégies qu’il est envisageable de mettre en place pour y arriver. Le texte de cette rubrique permet justement de préciser les conditions qui font que l’espèce est rare ou répandue, et de spécifier si sa préservation peut-être mise en péril, notamment par le biais de menaces imposées à l’intégrité de sa niche écologique (par chasse ou pêche intensive, pollution, déforestation, remplissage de milieux humides...).
  • Contributions. Cette rubrique débute par un tableau permettant de spécifier différents domaines pour lesquels une espèce peut être considérée comme précieuse et exceptionnelle. Ces contributions constituent d’importantes motivations à la préservation d’une espèce, mais aussi à y consacrer du temps et des ressources en recherches scientifiques de toutes sortes.

    Une espèce comme l’Hirondelle bicolore présente ainsi une valeur écologique certaine, en contribuant à la régulation du nombre d’insectes tels les mouches et les maringouins. Par ailleurs, la Rainette versicolore dispose de mécanismes physiologiques lui permettant de tolérer le froid, jusqu’à supporter sans risques la congélation d’environ 40% du volume d’eau de son corps. Elle présente ainsi une valeur scientifique inestimable pour les études sur la cryogénie. La Morue franche présente une grande valeur alimentaire, et le Vison d’Amérique, une valeur économique également importante, par la qualité de sa fourrure. Plusieurs animaux de laboratoires, comme les grenouilles utilisées en dissection, présentent une valeur éducative, notamment dans la formation en Biologie. D’autres animaux finalement font figure d’emblèmes, tels le Castor du Canada ou le Harfang des neiges, affichant ainsi une valeur culturelle.

    Un texte additionnel peut servir à compléter les aspects couverts dans le tableau, pour des dimensions exceptionnelles qui n’auraient pas été prévues, ou pour faire ressortir certains avantages résultant de l’interaction entre plusieurs des aspects apparaissant au tableau.
  • Recherches. Cette rubrique permet d’abord d'énumérer, de commenter ou d'illustrer, par l’intermédiaire d’un texte, diverses recherches sur l'espèce, surtout celles de pointe ou d'intérêt public, notamment celles qui soulèvent des problématiques de fond en science, comme la pollution, l'effet de serre sur les écosystèmes, ou la théorie de l'évolution… C’est par exemple le lieu de parler des recherches récentes effectuées sur les déformations observées chez plusieurs espèces de grenouilles, ou des capacités de respiration atmosphérique de l’Umbre de vase, qui évoquent la façon dont a pu s’effectuer, dans l’évolution, le passage des Poissons aux Amphibiens. Ce sera un endroit propice pour établir des liens hypermédias avec certains dossiers développés sur divers sites scientifiques, comme ceux de Québec Science, de Scientific American, des Why Files…

    Par ailleurs, si l'activité scientifique commence toujours par l'observation, elle se caractérise surtout par le questionnement et par la formulation d'hypothèses, qui constituent certaines des capacités les plus prodigieuses de l'esprit humain. Dans cette optique, le tableau qui suit invite les élèves à formuler au moins une question significative - et possiblement jusqu’à cinq - à propos de l'espèce, dont la réponse n'est pas déjà connue ou élucidée dans la communauté scientifique. Pour chaque question, le groupe doit ensuite s’ingénier à formuler une ou plusieurs hypothèses de recherche, suggérant des façons d’approfondir et de résoudre éventuellement le problème soulevé. Cela oblige à recueillir non seulement ce qui est déjà connu et recensé, mais aussi à explorer les confins des connaissances, là où le mystère subsiste toujours.

    Il s'agit d'une activité où la communication avec le conseiller scientifique sera cruciale, car lui aussi sera mis au défi, et devra livrer aux enfants le meilleur de ses capacités scientifiques, là où, aux limites de son expertise, il doit s'appuyer le plus solidement, à la fois sur ses outils de rigueur, et sur le pouvoir de son imagination. Nous pensons que ces moments d'interaction sont parmi les plus précieux de la formation scientifique. Le plus souvent, la formulation de ces questions opérera à la manière d’une activité de synthèse, en incitant les participants à confronter l’ensemble des informations déjà accumulées dans la fiche, à en extraire les zones d’ombre, et à exploiter les multiples recoupements qui peuvent suggérer de nouvelles pistes à explorer. Nous pensons que ces questions seront également stimulantes pour nos partenaires, et qu'elles pourraient éventuellement déboucher, au Secondaire, sur la formulation de projet prometteurs en Expo-Science.
  • Références. La section se prolonge par une rubrique permettant de spécifier toute forme de ressources utiles pour la connaissance et l’approfondissement de l’espèce adoptée. Un texte permet d’abord de camper de façon générale la diversité de ces références. Il se poursuit par un tableau permettant de rassembler les sources d'information qui se sont avérées les plus utiles pour la construction de la fiche. On y trouvera des références de toutes sortes: spécialistes et personnes-ressources, sites Web, guides d’identification, jardins zoologiques ou centres d'interprétation de la nature, livres, articles de revues scientifiques, journaux, émissions de radio ou de télévision, documents vidéo ou disques compacts…
  • Miscellanées. La dernière rubrique constitue plus ou moins un «fourre-tout», où peuvent être rassemblées certaines informations qui sont apparues intéressantes aux membres de la classe à propos de l'espèce, mais qui n'ont pas déjà trouvé leur place dans les autres sections de la fiche. C'est par exemple le lieu tout indiqué où faire état d'observations particulières effectuées à l'occasion de sorties sur le terrain, surtout si celles-ci ont permis d'explorer de près l'habitat de l'animal adopté. C’est aussi le lieu où rapporter des anecdotes savoureuses associées à l’animal, si on a pu en faire l’observation en classe, ou de présenter diverses autres productions réalisées par la classe sur le sujet (comme une exposition de dessins ou de photos). Cette rubrique est facultative, et n’apparaîtra pas à l’affichage final si elle est restée vide.

menu


Michel Aubé
Professeur à la faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke
© CyberScol - février 1999